Première école de la foi
Ecole de la foi 2016-2018
NOTRE PREMIERE ECOLE DE LA FOI (2016-2018)
Pour donner suite à la réflexion des relais provinciaux réunis à Toulouse en juin 2015, (Extrait du compte rendu: Les propositions que nous pensons actuellement comme possibles : Se donner des lieux en France avec des équipes et des personnes compétentes. Toulouse, Nantes, Caen, Marseille, Aix en Provence, Paris, Lille…. Comme lieu de pôle de formation. Avoir un pilote dans chaque pôle. (Des points importants à travailler : les sacrements, le Credo, la Parole de Dieu (lire ce que dit le Concile sur la Parole de Dieu, Parole de vie pour le salut des hommes), la vie de l’Eglise, les ministères. la province Midi-Pyrénées a mis en place une école de la foi pour la formation des Gitans et Gens du Voyage en septembre 2016.
Préambule:
Etre disciples-missionnaires comme nous le demande notre Pape François
1. Suppose de notre part la nécessité de mieux connaître les fondements de notre foi vécue dans l’Eglise Catholique.
2. Suppose aussi le désir d’éclairer nos pratiques religieuses (prières, sacrements, vie de l’Eglise)
POUR NOTRE PROJET FORMATION 3 questions à se poser
(adaptation d’un texte de Mgr Ricart pour le synode diocésain « Comment former des disciples missionnaires? »)
· Comment notre pastorale provinciale des Gitans et Gens du Voyage envisage-t-elle de former des disciples qui ont déjà dans leur vie fait l’expérience d’une rencontre personnelle avec Jésus Christ ? Notre projet doit donc viser un approfondissement de cette relation à Dieu en favorisant l’écoute et le partage de la Parole de Dieu. Nous devons aussi favoriser une rencontre en Eglise avec d’autres croyants disciples-missionnaires… En quelque sorte engager quelques personnes dans un cheminement catéchuménal et un accompagnement spirituel.
Comment leur vie en Eglise est-elle traversée par une dynamique missionnaire ? A nous (et avec eux) dans la formation que nous mettrons en place de les rendre conscients du rôle de témoin qu’ils ont à vivre dans leur milieu (famille, quartier, terrain, lieu de travail…)
Comment notre Église en monde du Voyage est-elle une Église en sortie comme le Christ, qui va rejoindre les périphéries, là où vivent les hommes et les femmes de notre temps, en particulier les pauvres, les précaires, tous ceux et celles qui sont en souffrance ?
Il nous faut aider les Gitans et Voyageurs à se rendre proches de ceux qui sont d’abord à leurs côtés. Leurs périphéries sont là !
Enfin, la conviction du pape François, c’est que seules des communautés fraternelles pourront être ces lieux de formation et de soutien de disciples missionnaires. Cela nous pose la question du climat de la vie ecclésiale dans le monde du voyage, de l’ouverture des paroisses à la communauté gitane et le désir des Gitans eux-mêmes à faire un pas vers les gadjé !
La joie de l’Evangile (Pape François) Pour nous aider à entrer dans ce projet !
N°120.
En vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire cf. Mt 28, 19 Allez donc et faites-moi des disciples de toutes les nations. Vous les baptiserez au nom du Père et du Fils et de l’Esprit Saint… Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du temps. ». Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation, et il serait inadéquat de penser à un schéma d’évangélisation utilisé pour des acteurs qualifiés, où le reste du peuple fidèle serait seulement destiné à bénéficier de leurs actions.
La nouvelle évangélisation doit impliquer que chaque baptisé soit protagoniste
(acteur) d’une façon nouvelle. Cette conviction se transforme en un appel adressé à chaque chrétien, pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation, car s’il a vraiment fait l’expérience de l’amour de Dieu qui le sauve, il n’a pas besoin de beaucoup de temps de préparation pour aller l’annoncer, il ne peut pas attendre d’avoir reçu beaucoup de leçons ou de longues instructions. Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes « disciples » et « missionnaires » mais toujours que nous sommes
« disciples-missionnaires ». Si nous n’en sommes pas convaincus, regardons les premiers disciples, qui immédiatement, après avoir reconnu le regard de Jésus, allèrent proclamer pleins de joie cf. Jn1, 41. « Nous avons trouvé le Messie ». La samaritaine, à peine eut-elle fini son dialogue avec Jésus, devint missionnaire, et beaucoup de samaritains crurent en Jésus « à cause de la parole de la femme » cf. Jn 4, 39). Saint Paul aussi, à partir de sa rencontre avec Jésus Christ, « aussitôt se mit à prêcher Jésus » cf. Ac 9, 20 Saul resta quelques jours avec les disciples de Damas, mais bien vite il se mit à parler de Jésus dans les synagogues : il le présentait comme le Fils de Dieu). Et nous, qu’attendons-nous ?
Cette première école de la foi s’est déroulée sur trois années à raison de 4 ou 5 samedis par an.
1ère année: L’histoire de l’Eglise
2ème année: Les sacrements de l’initiation et le Credo
3ème année: Etre disciples-missionnaires