Prière

Toi, tu me connais par cœur (Pour le mercredi des Cendres)

Béatitudes

Vous dont le cœur n’est pas encombré
par tant de choses inutiles à garder
Vous êtes bienheureux, oui bienheureux
car vous savez où se trouve le Royaume de Dieu !

Vous qui portez la tristesse du monde
au creux de vos rencontres habillées de larmes
Vous êtes bienheureux, oui bienheureux
car votre cœur est engagé pour consoler !

Vous dont les paroles sont douceur
et les gestes tendresse pour tout homme
Vous êtes bienheureux, oui bienheureux
car vous humanisez toute nos relations !

Vous qui êtes affamés de justice,
vos actes et vos paroles nourrissent votre vie
Vous êtes bienheureux, oui bienheureux
car votre courage est dans la vérité !

Vous qui avez le cœur pur et le regard clair
vous savez regarder et aimer pour de vrai.
Alors vous êtes bienheureux, oui bienheureux 
Car en toute chose vous rencontrez Dieu !

Vous qui bâtissez la paix partout où vous passez
avec les mots courageux qui bousculent le monde
Vous êtes bienheureux oui bienheureux
Car grâce à vous le monde va déjà mieux !

Vous dont le mot pardon illumine vos yeux
ne retenant ni offense ni blessure
Vous êtes bienheureux, oui bienheureux
Car avec vous on vit réconciliés !

Je suis bohémien

Je suis bohémien, un pauvre voyageur.
Ma caravane est mon monastère, je fais de mon cœur le lieu de ma prière.
Je ne possède pas d’habits élégants: Dieu dit que le corps est plus beau que le vêtement.
Je ne me soucie pas de la nourriture de demain: le Notre Père demande le pain quotidien.
J’amasse pour mon âme une tirelire d’amour; elle est à Dieu, elle sera ouverte un jour.
Mon cœur ne convoite pas de grands biens; son gros appétit est d’aimer bien son prochain.
Ma roulotte est petite, bien plus qu’une maisonnette: mais toi, Seigneur, tu n’avais pas où reposer ta tête.
Les policiers viennent souvent me contrôler. je leur souris, Seigneur: ces hommes font leur métier.
Je rempaille des chaises et je vends des paniers.
Des gens moqueurs m’insultent avec grossièreté: je veux t’aimer, Seigneur, jusqu’à leur pardonner.
Dans le calme, la nuit tombe peu à peu. Pour Te prier, Seigneur, j’allume un petit feu.
Pieusement j’ouvre tes  Évangiles. Je goûte à ta paix comme une brebis docile.
Sois béni, Dieu d’Amour: Je sais que tu m’aimes, et que Tu m’aimeras toujours.

Michaïl
(publié dans la revue Vermeil juillet 1988)

Certains jours je vous propose la prière que j’anime dans ma communauté

Pour le 19 mars Fête de saint Joseph

Pour le mercredi 12 mars 2025


DES CHEMINS DE PRIERE
Pour une initiation